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Agression rwandaise : Kinshasa maintient le cessez-le-feu, mais prévient qu’elle ripostera à toute menace

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Kinshasa hausse le ton sans rompre son engagement diplomatique. La République démocratique du Congo (RDC) affirme respecter scrupuleusement les cessez-le-feu en vigueur, tout en réaffirmant son droit inaliénable à la légitime défense face aux attaques attribuées à l’armée rwandaise et aux rebelles du Mouvement du 23 mars (M23/AFC). Pour les autorités congolaises, il n’est pas question de choisir entre paix et protection des civils : les deux impératifs doivent aller de pair.

Des sources officielles insistent : l’engagement de Kinshasa dans les processus de désescalade demeure intact. Mais sur le terrain, les Forces armées de la République démocratique du Congo (FARDC) continuent d’assurer la défense des populations, particulièrement dans l’Est du pays, où les violences persistent. « Aucun cessez-le-feu ne peut servir de prétexte à l’abandon des citoyens », martèle-t-on dans les cercles sécuritaires.
La situation à Uvira, dans la province du Sud-Kivu, illustre cette tension permanente. Les autorités congolaises évoquent des bombardements indiscriminés visant des zones civiles, des faits relayés jusque devant le Conseil de sécurité des Nations unies. Pour Kinshasa, ces agissements traduisent une violation répétée des engagements pris dans le cadre des trêves successives.

Le communiqué des FARDC du 19 février 2026 pointe explicitement le non-respect des cessez-le-feu décrétés sous l’égide du président angolais João Lourenço, ainsi que ceux soutenus par les médiations qatarie et américaine. Kinshasa accuse Kigali de soutenir activement le M23/AFC et exige le retrait de ses forces du territoire congolais.

Dans ce contexte, les autorités rappellent que le droit international consacre la souveraineté des États et leur droit à défendre leur intégrité territoriale. Les FARDC assurent que leurs opérations ciblent exclusivement des positions ennemies, excluant toute intention de frapper des civils. Un message destiné à rassurer tant l’opinion nationale que les partenaires internationaux.

Dernier épisode en date : la neutralisation de drones d’attaque à l’aéroport de Kisangani, grande métropole du nord-est. Selon l’armée, l’intervention s’est déroulée sans dégâts collatéraux. Sur le terrain, les populations des zones reconquises continueraient, selon des sources locales, d’accueillir favorablement les troupes loyalistes, symbole d’un État qui entend défendre chaque portion de son territoire.

Guy Yuma G-Y

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