À Conseil des droits de l’homme des Nations Unies, à Genève, le ton est monté d’un cran. Devant la communauté internationale, le ministre des Droits humains de la RDC, Samuel Mbemba, a lancé un appel solennel face à la dégradation alarmante de la situation sécuritaire et humanitaire dans l’Est du pays. Un discours ferme, prononcé dans un contexte de tensions persistantes dans la région des Grands Lacs.
Dans son intervention, le ministre congolais a dressé un tableau sombre de la crise qui secoue les provinces orientales de la RDC, évoquant des violations graves et répétées des droits humains. Il a insisté sur l’urgence d’une mobilisation accrue de la communauté internationale pour protéger les populations civiles, premières victimes du conflit.
Pour appuyer ses déclarations, Samuel Mbemba s’est référé au rapport officiel publié le 21 février 2026 par le ministère des Droits humains. Ce document détaille les exactions documentées sur le terrain et met en lumière les responsabilités présumées dans la persistance de l’insécurité.
Sans détour, le ministre a appelé à des sanctions ciblées contre le président rwandais, Paul Kagame, qu’il accuse d’implication dans l’instabilité à l’Est de la RDC. Une prise de position directe qui marque un durcissement du discours diplomatique de Kinshasa sur la scène internationale.
Cet appel intervient alors que la crise sécuritaire continue de provoquer des déplacements massifs de populations et d’aggraver la situation humanitaire. À Genève, la RDC a ainsi voulu placer la question de l’Est du pays au cœur des priorités internationales, en réclamant des mesures concrètes au-delà des déclarations de principe.
Guy Yuma G-Y






