À Kinshasa, les établissements qui négligent les mesures de sécurité incendie sont désormais dans le viseur des autorités provinciales. Face à la multiplication des incendies dans la capitale, le ministre provincial de la Sécurité publique, Jeannot Canot La Rose, hausse le ton et annonce une ligne de conduite ferme : les établissements qui ne se conformeront pas aux exigences de sécurité s’exposeront à la fermeture.
C’est dans cette perspective que le ministre s’est rendu, ce mardi 20 octobre, à la nouvelle caserne des sapeurs-pompiers, située sur l’avenue de la Justice, dans la commune de la Gombe. Cette visite visait notamment à mobiliser les équipes chargées de contrôler l’entretien et la recharge des équipements anti-incendie dans les bâtiments et les établissements recevant du public.
Devant les agents, Jeannot Canot La Rose a insisté sur la rigueur et le professionnalisme attendus dans l’exécution de cette mission. Il leur a demandé d’intensifier les contrôles afin de produire des résultats concrets, qui seront transmis au gouverneur de Kinshasa, Daniel Bumba Lubaki, ainsi qu’au vice-Premier ministre chargé de l’Intérieur, Jacquemin Shabani.
Au-delà des contrôles, les autorités provinciales entendent également lutter contre les personnes qui se présenteraient comme des sapeurs-pompiers sans disposer des compétences ou des autorisations requises. Le ministre a, à cet effet, rappelé que seuls les agents munis d’un ordre de mission signé par le ministère provincial compétent sont habilités à effectuer les contrôles concernés.
À travers cette opération, Kinshasa veut renforcer la prévention des incendies et responsabiliser les gestionnaires d’établissements. Reste désormais à savoir comment ces contrôles seront appliqués sur le terrain et dans quelle mesure ils permettront d’améliorer durablement la sécurité des personnes et des biens.
Guy Yuma G-Y






