La Fédération de karaté du Congo (FEKACO) se retrouve une nouvelle fois au centre d’une controverse où les déclarations publiques se mêlent aux questions de droit. Alors que des informations circulent sur les réseaux sociaux au sujet d’une prétendue réhabilitation, une communication attribuée à la direction de la Fédération appelle à la prudence et pose une question essentielle : quelle juridiction a été saisie, dans quelle affaire et pour contester quelle décision ? Autant d’interrogations qui, selon cette communication, doivent trouver leurs réponses dans les actes de procédure et les décisions judiciaires.
Pour clarifier sa position, le président de la FEKACO affirme ne pas s’être rendu à la Cour de cassation dans le cadre de ce dossier. Selon les informations communiquées, il séjourne actuellement aux États-Unis pour des vacances de reconstitution et prévoit de regagner prochainement la République démocratique du Congo. Cette précision intervient dans un contexte marqué par des affirmations relayées sur les réseaux sociaux, dont le fondement juridique reste à établir à partir des documents officiels disponibles.
À son retour, le président entend poursuivre la réorganisation et la restructuration de la Fédération, dans le respect des textes qui la régissent et des décisions des juridictions compétentes. Il salue, à cet égard, le travail des juges de la Cour d’appel de Kinshasa/Gombe, dont les décisions auraient contribué à clarifier certains aspects de la crise institutionnelle qui secoue la FEKACO. La portée exacte de ces décisions doit toutefois être appréciée à la lumière de leur contenu et des éventuelles procédures engagées par les parties concernées.
Au-delà de cette controverse, la FEKACO entend maintenir son calendrier sportif. Les prochains championnats nationaux de karaté sont présentés comme une étape importante, non seulement pour les activités sportives, mais aussi pour préparer la tenue de l’Assemblée générale de la Fédération, conformément aux dispositions applicables. L’objectif affiché est de poursuivre les activités et de renforcer l’organisation de la discipline, malgré les tensions qui entourent sa gouvernance.
Dans cette affaire, une question reste donc au cœur du débat : qui a effectivement introduit un pourvoi en cassation, contre quelle décision et dans quel dossier ? Seuls les actes de procédure et les documents judiciaires permettront d’y répondre avec précision. En attendant, la direction de la FEKACO affirme vouloir poursuivre sa mission dans le respect du droit et de ses engagements sportifs. Car, au-delà des prises de parole et des publications sur les réseaux sociaux, c’est bien le contenu des décisions de justice qui doit permettre d’établir la situation juridique de la Fédération.
Guy Yuma G-Y






