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RDC : création du FRN, Hugo Zala mise sur le dialogue national pour contrer la déstabilisation

Alors que la création du Front pour la refondation de la nation (FRN), annoncée par l’ancien président Joseph Kabila, ravive les débats autour de la crise congolaise, Hugo Zala plaide pour le dialogue national comme voie de sortie. Le président national de la Base républicaine estime que la concertation entre Congolais demeure un moyen essentiel de préserver la cohésion nationale et de faire face aux menaces qui pèsent sur la République démocratique du Congo.

Dans une tribune consacrée à cette question, cet opposant républicain défend la nécessité d’un dialogue national et républicain, annoncé par le président Félix Tshisekedi. Pour lui, les divergences politiques ne devraient pas devenir un obstacle à la recherche de solutions à la crise que traverse le pays. « Quel que soit la position de l’ancien président Joseph Kabila, le dialogue national et républicain reste la seule arme contre l’entreprise de déstabilisation de la RDC », affirme-t-il. À travers cette déclaration, Hugo Zala insiste sur l’importance de privilégier la discussion politique plutôt que de laisser les tensions fragiliser davantage le pays.

Pour appuyer sa position, le président de la Base républicaine rappelle les initiatives engagées en 2012 et 2013, pendant la rébellion du M23, sous la présidence de Joseph Kabila. Il évoque notamment le dialogue de Kampala, les déclarations de Nairobi de décembre 2013, l’accord-cadre d’Addis-Abeba ainsi que les concertations nationales organisées à Kinshasa. Selon lui, ces expériences illustrent le rôle que peuvent jouer les mécanismes de concertation dans la recherche de réponses aux crises politiques et sécuritaires. Il souligne toutefois l’importance de distinguer le dialogue entre acteurs congolais des négociations diplomatiques et régionales liées aux conflits armés.

Hugo Zala met également en garde contre ce qu’il considère comme des risques de récupération politique du processus. Il redoute que certains acteurs de la société civile, de l’Union sacrée de la nation et de l’opposition cherchent à imposer leurs propres agendas, notamment autour de la question d’un éventuel référendum ou de la légitimité du pouvoir. Il critique aussi les propositions visant à inclure les responsables de l’Alliance Fleuve Congo (AFC) et du M23 dans le dialogue national, estimant que les discussions internes ne devraient pas se substituer aux négociations portant sur le conflit armé. L’intéressé avance par ailleurs trois scénarios qu’il juge préoccupants : un dialogue dominé par les intérêts de l’Union sacrée, un report des assises au deuxième trimestre de 2027 ou une organisation à l’approche des élections de 2028, avec le risque, selon lui, de nouvelles tensions politiques et institutionnelles.

Cette prise de position intervient dans un contexte marqué par l’annonce de la création du FRN par Joseph Kabila, une coalition politico-militaire présentée comme opposée au pouvoir de Kinshasa et associée à l’AFC-M23. Dans cet environnement tendu, Hugo Zala place le dialogue au centre de son plaidoyer, convaincu qu’une concertation crédible peut contribuer à rechercher des solutions à la crise nationale. Reste un défi majeur : réunir les différentes forces politiques autour d’un cadre accepté par tous, sans que les intérêts particuliers ne prennent le dessus sur les préoccupations du peuple congolais, notamment la paix, la sécurité et la stabilité des institutions.

Guy Yuma G-Y

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