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Conflit coutumier à Kimwenza : Blanchard Ipipo Luzolo exige la révision du jugement de la commission ad hoc

Le conflit coutumier qui secoue le groupement Kimwenza prend une nouvelle tournure. Le chef coutumier Blanchard Ipipo Luzolo, monte au créneau pour dénoncer les irrégularités présumées qui entacheraient le jugement rendu par la commission ad hoc consultative de règlement des conflits coutumiers. Face à ce qu’il considère comme un manque d’impartialité, cette autorité coutumière appelle les autorités compétentes à revoir cette décision, afin de garantir un traitement équitable aux différentes parties en conflit.

Au cœur de sa contestation figurent des accusations de corruption qui circuleraient dans des audios diffusés au sein de plusieurs groupes WhatsApp. Pour Blanchard Ipipo Luzolo, ces révélations présumées soulèvent de sérieuses interrogations sur la crédibilité du processus ayant conduit au jugement contesté. « Comment faire foi à un jugement qui est contesté par l’une des parties en conflit ? », s’interroge-t-il, estimant qu’une décision rendue dans un climat de suspicion ne saurait inspirer confiance sans un examen approfondi des faits dénoncés.

Face à cette situation, le chef coutumier sollicite l’intervention du vice-Premier ministre et ministre de l’Intérieur, Jacquemin Shabani, du gouverneur de la ville de Kinshasa, Daniel Bumba Lubaki, ainsi que du secrétaire général chargé des Affaires coutumières. Son objectif : obtenir le réexamen du dossier et la mise en place d’une commission ad hoc dont la crédibilité ne souffrirait d’aucune contestation. « Il est question ici de mettre en place une commission ad hoc crédible, qui fasse l’unanimité auprès de toutes les parties en conflit. C’est ainsi que son jugement pourra revêtir un caractère neutre, sans être contesté ni remis en cause », plaide Blanchard Ipipo Luzolo.

L’autre point qui alimente sa colère concerne le maintien de deux membres de la commission, Nicole Bitota et Paris Matwala, chargé d’études au ministère provincial de l’Intérieur. Selon le chef coutumier, il avait déjà exprimé des réserves sur leur impartialité, estimant qu’ils seraient favorables à la partie adverse. Malgré ses objections, affirme-t-il, les deux membres auraient continué à siéger jusqu’à la clôture du dossier. Une situation qu’il considère comme préoccupante et susceptible, selon lui, de jeter davantage de doute sur la transparence de la procédure. Il met particulièrement en cause Paris Matwala, qu’il présente comme un acteur central des faits de corruption évoqués dans les audios diffusés sur WhatsApp. Ces accusations restent toutefois à établir.

Dans ce dossier coutumier désormais marqué par la méfiance et les appels à la transparence, Blanchard Ipipo Luzolo entend obtenir des réponses des autorités compétentes. Au-delà de la contestation du jugement, son plaidoyer pose une question essentielle : comment restaurer la confiance lorsque l’impartialité d’une instance chargée de trancher un conflit est publiquement mise en doute ? Pour le chef coutumier, la solution passe par un réexamen sérieux du dossier et par la désignation d’une commission acceptée par toutes les parties. Reste désormais à savoir quelle suite les autorités réserveront à cette démarche, alors que l’exigence de justice et de transparence demeure au centre de cette affaire.

Guy Yuma G-Y

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