ISIRO — À Dingilipi, dans la commune de Mambaya, l’histoire d’Anuarite se découvre loin des grands lieux de pèlerinage d’Isiro. Le site est discret. Il ne ressemble pas à un grand sanctuaire et attire beaucoup moins de visiteurs que la cathédrale Sainte-Thérèse. Pourtant, c’est ici que la dépouille de la bienheureuse a été inhumée pour la première fois.
Sur le terrain, le contraste est frappant. La mémoire liée à Anuarite est encore bien présente dans les récits, mais le site lui-même reste peu visible dans le paysage urbain. Pour ceux qui connaissent son histoire, Dingilipi n’est pas un endroit ordinaire. C’est un point précis du parcours de sa dépouille avant son transfert vers la cathédrale Sainte-Thérèse.
La visite permet surtout de constater combien ce lieu reste en retrait par rapport aux autres sites consacrés à la mémoire de la bienheureuse. Peu de signes permettent au visiteur de comprendre immédiatement l’importance historique de l’endroit.
C’est précisément ce qui interpelle l’équipe d’Israël Mutombo. À mesure que les années passent, le risque est de voir disparaître les traces qui permettent aujourd’hui encore d’identifier ce premier lieu d’inhumation.
À Dingilipi, la question est donc simple : que restera-t-il de ce site dans quelques années si rien n’est fait pour le préserver et le mettre en valeur ?
La mission de Bosolo Télévision aura au moins permis de remettre ce lieu dans le regard du public. Car à Isiro, l’histoire d’Anuarite ne se trouve pas uniquement dans les grands sanctuaires. Elle est aussi présente dans ces endroits plus discrets, parfois oubliés, qui ont pourtant été les témoins directs de son histoire.
ML





