Au cœur du territoire de Niangara, dans le Haut-Uélé, une pierre érigée en 1872 témoigne d’une page ancienne de l’histoire de la région.
Présentée comme un repère historique marquant le « Centre de l’Afrique », elle se trouve aujourd’hui dans un état de faible valorisation, malgré son importance patrimoniale.
Plus de 150 ans après son érection, le site manque notamment d’aménagement, de signalisation et de supports permettant aux visiteurs de comprendre son histoire. Un patrimoine qui reste ainsi largement méconnu du grand public.
En visite à Niangara, Israël Mutombo a interpellé les autorités sur la nécessité de porter une attention particulière à ce lieu. Pour lui, l’histoire de la République démocratique du Congo ne doit pas seulement être racontée dans les livres. Elle doit aussi être préservée sur les lieux qui en portent les traces et transmise aux générations futures.
La remise en valeur de ce site pourrait également ouvrir une perspective touristique pour Niangara. Signalisation, documentation historique, entretien, aménagement du site et infrastructures d’accueil figurent parmi les conditions nécessaires pour permettre aux visiteurs de découvrir ce patrimoine.
Pour Israël Mutombo, le développement de la cité doit aussi prendre en compte son potentiel historique et culturel. La mise en valeur de ces lieux peut contribuer à attirer des visiteurs, à créer des activités et à faire du patrimoine un levier supplémentaire de développement local.
À Niangara, cette pierre vieille de plus d’un siècle et demi demeure donc un témoin silencieux du passé. La question posée désormais aux autorités est celle de sa préservation et de sa transmission, afin que ce pan de l’histoire du territoire ne disparaisse pas dans l’oubli.
ML





