Par une nouvelle équipe dirigeante, le Comité de pilotage Entreprises et Droits de l’Homme entend renforcer le dialogue entre performance économique, responsabilité des entreprises et protection des droits fondamentaux.
À mesure que les entreprises prennent une place croissante dans la dynamique économique de la République démocratique du Congo, la question de leur responsabilité sociale et du respect des droits humains s’impose avec une acuité nouvelle. C’est dans ce contexte que le Ministère des Droits humains vient de franchir une nouvelle étape dans la mise en œuvre du Comité de pilotage Entreprises et Droits de l’Homme (CPEDH).
Par l’arrêté ministériel n°35 CAB Min/DH/2026 du 14 septembre 2026, le Ministère a nommé la nouvelle Coordination du CPEDH. À sa tête, Sandrine Kaseka Nkola est appelée à conduire cette structure avec un défi majeur : rapprocher développement économique, responsabilité des entreprises et respect des droits fondamentaux.

Une expertise au cœur du dispositif
Son profil, à la croisée du monde des affaires et de l’administration publique, constitue un atout pour cette mission. Cette double expérience doit lui permettre de comprendre les réalités économiques tout en maîtrisant les exigences institutionnelles et réglementaires.
À la tête du CPEDH, elle devra notamment favoriser le dialogue entre pouvoirs publics et entreprises et contribuer à inscrire davantage les droits humains dans les pratiques économiques.
Elle sera secondée par Musumba Mwanza Evodie, chargée des questions techniques et financières, et Tshitenge Tubajika Moïse, responsable des questions administratives et juridiques. Une équipe aux compétences complémentaires pour accompagner les différents volets de la mission.
Un mandat désormais tourné vers l’action
La nouvelle coordination s’inscrit dans le cadre de l’arrêté ministériel n°033/CAB/MIN/DH/2026 du 20 août 2026 portant création, organisation et fonctionnement du CPEDH, ainsi que des différents textes encadrant l’action du Gouvernement.
Pour Sandrine Kaseka Nkola, le défi est désormais concret : transformer son expérience et ses capacités de coordination en actions capables de rapprocher performance économique et protection des droits humains.
Un rendez-vous avec le terrain, où l’efficacité du CPEDH se mesurera surtout à sa capacité à faire du dialogue entre entreprises, État et acteurs des droits humains un véritable levier de gouvernance responsable.
Par Édouard Tshiama





