Le ton monte dans les rangs de l’AFC. Alors que les combats se poursuivent dans plusieurs zones de l’est de la République démocratique du Congo, Ben Mbonimpa, présenté comme secrétaire général de l’AFC, affirme que les forces de ce mouvement font face à une multiplication des attaques sur différents fronts. Une déclaration qui intervient dans un contexte militaire particulièrement tendu.
« Point Zéro, Minembwe, Kalehe, Masisi, Rutshuru, partout nous sommes attaqués, le monde se tait », aurait déclaré Ben Mbonimpa. À travers ces propos, le responsable de l’AFC dénonce ce qu’il présente comme une pression militaire exercée simultanément sur plusieurs positions contrôlées ou disputées par son mouvement.
Cette déclaration intervient alors que les affrontements restent signalés dans plusieurs territoires de l’est du pays. Les autorités congolaises présentent, de leur côté, les opérations des FARDC comme des actions destinées à reprendre le contrôle des zones occupées et à rétablir l’autorité de l’État. Les deux camps livrent ainsi des récits opposés de l’évolution de la situation sur le terrain.
Au-delà des communiqués et des déclarations, la réalité demeure particulièrement lourde pour les populations civiles. Dans les zones touchées par les combats, les familles vivent au rythme des déplacements, des affrontements et de l’incertitude. Pendant que les armes parlent sur les collines du Kivu, l’attente d’une paix durable reste suspendue aux efforts militaires et diplomatiques.
La sortie de Ben Mbonimpa traduit en tout cas la nervosité qui entoure actuellement la situation sécuritaire dans l’est de la RDC. Entre offensives, contre-offensives et accusations croisées, le front reste en mouvement. Et dans ce théâtre où chaque position gagnée ou perdue peut modifier l’équilibre local, le silence espéré par les populations demeure encore loin de s’imposer.
Guy Yuma






