La machine du Deuxième Recensement Général de la Population et de l’Habitat (RGPH-2) commence à prendre forme. À Kinshasa, première étape de cette vaste opération nationale, 1 868 opérateurs cartographes ont été formés avant leur déploiement sur le terrain. La formation des chefs d’équipe chargés de les encadrer s’est achevée vendredi 18 septembre 2026, ouvrant ainsi une nouvelle séquence dans la préparation du recensement de la population congolaise.
Pendant quatre jours, ces opérateurs ont été formés sur 35 sites répartis à travers les quatre districts de Kinshasa. Une évaluation a également permis de mesurer leur niveau de préparation avant leur passage sur le terrain. De leur côté, les chefs d’équipe ont été outillés pour assurer l’encadrement, la coordination et le suivi des travaux. Une étape technique, certes, mais déterminante : avant de compter les habitants, il faut d’abord savoir où ils vivent et comment le territoire est organisé.

Sur le terrain, les cartographes auront pour mission de vérifier les limites des zones, d’identifier les logements et les infrastructures, mais aussi d’actualiser les données existantes. Leur travail permettra de délimiter avec précision les aires de dénombrement qui seront ensuite confiées aux agents recenseurs. Autrement dit, la cartographie sera la première boussole du RGPH-2 : elle doit permettre aux équipes de savoir où aller, quoi couvrir et comment éviter les zones oubliées lors du dénombrement.
Pour assurer cette vaste opération, le dispositif a été organisé en équipes et en brigades. Une équipe sera composée de quatre opérateurs cartographes placés sous la responsabilité d’un chef d’équipe. Cinq équipes formeront une brigade de 26 personnes, dirigée par un chef de brigade. Kinshasa ouvre ainsi la voie avant l’extension progressive des opérations aux autres parties de la République démocratique du Congo. À terme, le RGPH-2 ambitionne de fournir des données actualisées et fiables sur la population et l’habitat, des données appelées à servir de repères pour la planification et le développement du pays.
Au-delà des chiffres et des cartes, le recensement porte également une promesse économique et sociale. Selon les autorités, les différentes phases du RGPH-2 devraient générer près de 160 000 emplois directs. Un chantier d’envergure qui appelle toutefois à la vigilance : le recensement est gratuit, et aucun citoyen ne doit payer pour être recensé. De même, aucun frais ne doit être exigé pour le recrutement ou la formation des agents. La grande marche vers le dénombrement commence donc par la cartographie, avec l’ambition de donner au pays une image plus précise de sa population et de son habitat.
Guy Yuma G-Y





