Accueil / POLITIQUE / Tueries et viols en RDC : l’Alliance pour le Changement accentue son plaidoyer auprès des autorités canadiennes

Tueries et viols en RDC : l’Alliance pour le Changement accentue son plaidoyer auprès des autorités canadiennes

La voix de la diaspora congolaise continue de résonner au Canada pour dénoncer les violences qui endeuillent l’Est de la République démocratique du Congo. Dimanche 13 septembre à Belle River, le président fédéral de l’Alliance pour le Changement (A.Ch) Canada-États-Unis, Ambroise Mbuyi Lumbala, a interpellé la mairesse de Lakeshore, Tracey Bailey, sur la gravité de la situation sécuritaire en RDC. « On tue des Congolais chaque jour, on viole des mamans et des enfants chaque jour », a-t-il lancé, dans un plaidoyer marqué par l’émotion et l’urgence.

Cette rencontre, qui a également réuni des responsables de la communauté congolaise, s’inscrit dans le cadre des préparatifs de la visite officielle au Canada du président national de l’A.Ch, l’honorable Jean-Marc Kabund-A-Kabund. Ambroise Mbuyi Lumbala a expliqué que la diaspora congolaise reste profondément affectée par les pertes en vies humaines et les souffrances infligées aux populations dans l’Est du pays. Il a notamment dénoncé les actes qu’il qualifie d’« illicites » et les convoitises autour des ressources naturelles congolaises, avant de lancer à la mairesse : « Nous voulons que vous nous accompagniez dans cette lutte. »

Le plaidoyer de l’A.Ch intervient alors que les Nations unies alertent sur l’ampleur des violences liées au conflit. Selon le rapport du groupe d’experts de l’ONU publié le 5 juin 2026, les violences sexuelles liées au conflit ainsi que l’enrôlement des enfants ont atteint des niveaux particulièrement alarmants, tandis que l’isolement de certaines zones privées d’aide humanitaire a davantage exposé les populations civiles. Pour l’Alliance pour le Changement, ces réalités renforcent la nécessité de mobiliser davantage les partenaires internationaux autour de la crise congolaise.

De son côté, la mairesse Tracey Bailey a salué la présence et l’engagement de la communauté congolaise dans sa municipalité, reconnaissant son rôle de « connexion avec leurs familles en RDC ». Elle a estimé que cette rencontre constituait le début d’une relation destinée à porter la voix de la RDC auprès des autorités canadiennes et à rechercher des moyens de soutenir le peuple congolais. Elle a également ouvert sa porte au président national Jean-Marc Kabund-A-Kabund, dont la visite au Canada est annoncée prochainement. Le président sectionnaire de l’A.Ch Windsor-Essex, Éric Bende Mazodilua, a, pour sa part, salué cette ouverture et plaidé pour que la communauté congolaise soit davantage considérée comme un « véritable partenaire actif et fiable » dans les initiatives favorisant l’intégration et la coopération locales.

À travers cette démarche, l’Alliance pour le Changement Canada-États-Unis entend donc poursuivre sa « diplomatie parallèle » auprès des autorités canadiennes, avec pour objectif de maintenir la situation sécuritaire de la RDC au cœur des échanges. Cette offensive diplomatique intervient en prélude à l’arrivée de Jean-Marc Kabund-A-Kabund au Canada. Le parti rappelle d’ailleurs avoir rencontré, au mois d’août dernier, Chris Lewis, député fédéral canadien. De Belle River à Ottawa, l’A.Ch veut ainsi transformer la douleur de la diaspora en voix politique, pour que le drame vécu dans l’Est de la RDC ne sombre pas dans le silence.

Guy Yuma G-Y

Sign Up For Daily Newsletter

Stay updated with our weekly newsletter. Subscribe now to never miss an update!

[mc4wp_form]

Répondre

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *