Le député national Ngoy Kasanji monte au créneau pour défendre la posture du président Félix Tshisekedi face au Rwanda de Paul Kagame. Dans une déclaration au ton particulièrement tranché, il affirme qu’avant l’arrivée de Félix Tshisekedi au pouvoir, certains responsables congolais auraient dû se rendre à Kigali pour obtenir des postes importants. Des propos qui remettent sur la table la question de l’influence présumée du Rwanda sur certaines décisions politiques en République démocratique du Congo.
Selon Ngoy Kasanji, cette influence aurait même touché les plus hautes sphères de l’État. « Avant l’arrivée du président Félix Tshisekedi au pouvoir, pour être nommé même ministre, il fallait aller à Kigali », affirme-t-il, soutenant également que plusieurs ministres congolais auraient pris des femmes rwandaises. Des déclarations fortes, qui viennent alimenter un débat déjà sensible sur les relations entre Kinshasa et Kigali.
Pour cet acteur politique, Félix Tshisekedi se distingue précisément par son refus de céder face au président rwandais Paul Kagame. « Le président qui résiste à Kagame, c’est Félix Tshisekedi », martèle Ngoy Kasanji. Une affirmation qui traduit, à ses yeux, une rupture avec une époque où Kigali aurait exercé une influence considérable sur la classe politique congolaise.
Dans cette logique, le député va plus loin et lie directement le maintien de Félix Tshisekedi au pouvoir à la présence de Paul Kagame à la tête du Rwanda. « Tant que Kagame sera au pouvoir, Félix Tshisekedi devra aussi être au pouvoir », déclare-t-il, avant d’ajouter : « Il a la solution ». Une formule qui résonne comme un plaidoyer politique en faveur du chef de l’État congolais, présenté par son auteur comme celui qui détiendrait la clé pour faire face au défi sécuritaire et géopolitique imposé par Kigali.
Ces déclarations de Ngoy Kasanji interviennent dans un contexte où les relations entre la RDC et le Rwanda restent particulièrement tendues, notamment autour de la situation sécuritaire dans l’Est congolais. En plaçant Félix Tshisekedi au cœur de la résistance face à Kagame, l’élu entend ainsi dessiner les contours d’un combat politique qui, selon lui, dépasse les clivages ordinaires : celui de la souveraineté nationale, de l’indépendance des décisions de l’État et de l’avenir du Congo.
Guy Yuma G-Y






