En visite de travail à Jérusalem, le président Félix Tshisekedi veut donner un nouveau souffle aux relations entre la République démocratique du Congo et Israël. Mardi 1er septembre, le chef de l’État congolais a eu des échanges avec les principaux dirigeants israéliens, dont le Premier ministre Benjamin Netanyahou et le président Isaac Herzog. Au cœur de ces rencontres : la volonté de faire passer le partenariat entre Kinshasa et Jérusalem à une nouvelle étape.
La coopération envisagée touche plusieurs domaines jugés stratégiques pour le développement de la RDC. Sécurité et défense, agriculture, accès à l’eau, santé, infrastructures, énergie, technologies et investissements figuraient notamment au menu des discussions. Avec Benjamin Netanyahou, Félix Tshisekedi a mis l’accent sur le renforcement des relations économiques et sécuritaires. Le Premier ministre israélien a, pour sa part, évoqué une « grande amitié » à approfondir entre les deux pays.
Avec le président Isaac Herzog, le ton s’est voulu davantage tourné vers l’avenir. Félix Tshisekedi a défendu l’idée d’un partenariat moderne, pragmatique et mutuellement bénéfique. Pour le chef de l’État congolais, cette coopération ne devrait pas rester confinée aux salons diplomatiques : elle doit produire des effets visibles et améliorer concrètement la vie des populations des deux pays.
Avant ses rencontres officielles, le président de la RDC s’est rendu à Yad Vashem, le mémorial consacré aux victimes juives de la Shoah. Ce moment de recueillement a donné une dimension particulière à cette visite, alors que les échanges politiques et diplomatiques se poursuivaient dans la capitale israélienne. Un geste chargé de mémoire, au milieu d’une séquence tournée vers la construction de nouvelles relations.
De Jérusalem à Kinshasa, l’heure semble donc être à la concrétisation. Après les déclarations d’amitié et les engagements diplomatiques, la RDC et Israël ambitionnent désormais de bâtir une coopération capable de produire des résultats tangibles. Agriculture, sécurité, technologies, énergie ou encore infrastructures : autant de passerelles que les deux pays veulent renforcer. Reste maintenant à transformer cette nouvelle dynamique en réalisations, car une amitié entre États ne prend véritablement tout son sens que lorsqu’elle devient une promesse tenue aux peuples.
Guy Yuma G-Y






