Face aux perturbations des activités académiques dans les zones occupées de l’Est, le gouvernement congolais encourage les établissements d’enseignement supérieur situés dans les territoires non occupés à ouvrir leurs portes aux étudiants de Goma et de Bukavu. L’objectif est clair : éviter que la guerre ne brise le parcours académique d’une génération d’étudiants.

Une attention particulière est accordée aux étudiants inscrits en faculté de médecine. Les autorités souhaitent leur permettre de poursuivre leur formation dans des conditions normales, malgré l’instabilité qui frappe leurs milieux d’origine. Une démarche qui vise à préserver la continuité de l’enseignement supérieur et à empêcher que les violences ne compromettent des années d’études.
Cette orientation trouve déjà un précédent concret à Butembo. Plus de 30 étudiants en médecine de l’Université de Goma ont récemment achevé leur formation à l’Université Catholique du Graben (UCG), après y avoir été transférés il y a un an. Une expérience qui démontre qu’en dépit de la guerre, des solutions peuvent être trouvées pour maintenir le flambeau de la formation universitaire.
Pour le gouvernement, la situation sécuritaire ne doit donc pas condamner les étudiants à l’interruption de leurs études. L’accueil dans les universités situées dans les zones non occupées apparaît comme une passerelle permettant aux jeunes concernés de poursuivre leur cursus, en attendant le retour à la stabilité dans les zones affectées par le conflit.
À travers cette démarche, les autorités entendent préserver l’avenir académique et professionnel des étudiants de l’Est. Car, même lorsque les armes perturbent le quotidien, l’université doit continuer à former, à transmettre et à préparer l’avenir. Dans cette bataille silencieuse pour la jeunesse congolaise, sauver les études, c’est aussi préserver l’espoir.
Guy Yuma G-Y






