Le Kasaï pourrait bientôt tourner une nouvelle page dans sa lutte contre les pénuries de farine de maïs. L’homme d’affaires congolais Dilane Mayi Lushiya annonce l’inauguration prochaine de quatre usines de production dans les villes de Mbuji-Mayi, Tshikapa, Kananga et Mwene-Ditu. Une initiative qui suscite déjà de l’espoir dans une région régulièrement confrontée aux difficultés d’approvisionnement de cette denrée de première nécessité.
Selon les informations communiquées par l’homme d’affaires, chacune des quatre usines sera équipée d’une grande machine d’une capacité de 50 tonnes, ainsi que de quatre groupes électrogènes de 300 kVA. Ces installations devraient permettre de produire la farine directement dans l’espace Kasaï, avec l’ambition de rapprocher les lieux de production des consommateurs et de réduire progressivement la dépendance vis-à-vis des approvisionnements venant d’autres régions.
Loin de rester au stade des promesses, le projet serait déjà en pleine phase d’exécution. Le matériel destiné aux quatre unités industrielles se trouve actuellement en Tanzanie et est en cours d’acheminement vers la République démocratique du Congo. Sur le terrain, les travaux d’aménagement avancent également, notamment à Mbuji-Mayi, où les hangars devant abriter les équipements sont en cours de préparation.
Pour Dilane Mayi Lushiya, cette initiative se veut surtout une réponse concrète aux pénuries récurrentes de farine de maïs qui frappent plusieurs provinces de l’espace Kasaï. La production locale pourrait contribuer à améliorer l’approvisionnement des marchés, à réduire les longues distances parcourues par certains produits et, potentiellement, à créer de nouvelles opportunités d’emploi autour de la transformation et de la commercialisation du maïs.
De Mbuji-Mayi à Kananga, en passant par Tshikapa et Mwene-Ditu, une nouvelle dynamique industrielle semble ainsi se dessiner. Si le calendrier annoncé est respecté, ces quatre usines pourraient bientôt faire tourner leurs machines et faire couler la farine « made in Kasaï » sur les marchés locaux. Au-delà des murs et des machines, c’est l’espoir d’une région plus autonome sur le plan alimentaire qui se dessine, avec une ambition simple mais forte : produire davantage sur place pour nourrir davantage de familles.
Guy Yuma G-Y






