Le Grand Kasaï veut désormais transformer son maïs en richesse locale. Dans le cadre de la dynamique nationale en faveur de l’autosuffisance alimentaire, l’entrepreneur Dilane Mayi Lushiya annonce la mise en place prochaine d’une unité de fabrication de farine de maïs dénommée « Mayi Bukula ». Une initiative qui ambitionne de valoriser la production agricole locale et de rapprocher davantage le champ de la table des consommateurs.
Dans une région où l’agriculture demeure au cœur de la vie de nombreuses familles, l’annonce suscite un vent d’espoir. L’unité devrait transformer le maïs produit localement en farine destinée à la consommation, commercialisée sous la marque Mayi Bukula. Le produit est notamment annoncé dans un conditionnement de 25 kilogrammes, avec une identité qui revendique clairement son origine : « farine de maïs fabriquée au Kasaï ».
Mais au-delà d’un simple sac de farine, c’est toute une chaîne de valeur que Dilane Mayi Lushiya entend mettre en mouvement. De la terre cultivée par les agriculteurs jusqu’au produit fini, en passant par le transport, la transformation et la commercialisation, le projet pourrait créer de nouvelles opportunités économiques. Agriculteurs, jeunes, transporteurs, commerçants et autres acteurs locaux pourraient ainsi trouver leur place dans cette nouvelle dynamique autour du maïs.
Cette ambition rejoint la volonté affichée au niveau national de renforcer la production agricole et les capacités locales de transformation. Pour le Grand Kasaï, transformer sur place ce qui est produit sur place représente un enjeu majeur : créer davantage de valeur dans la région, soutenir les producteurs et contribuer à une alimentation plus accessible. Mayi Bukula se présente ainsi comme une initiative entrepreneuriale qui veut faire du maïs non seulement une denrée alimentaire, mais aussi un moteur de développement.
Le prochain défi sera celui de la concrétisation. Capacité de production, approvisionnement auprès des cultivateurs, emplois à créer et accessibilité du produit seront les véritables indicateurs du succès de cette initiative. En attendant, l’annonce de Mayi Bukula fait souffler un vent d’optimisme sur le Grand Kasaï : celui d’une région qui entend désormais transformer ses propres richesses, nourrir sa population et faire de son agriculture le socle d’une nouvelle prospérité.
Guy Yuma G-Y






