Le dossier de l’uranium clandestinement exporté prend une nouvelle tournure en République démocratique du Congo. Après les révélations faisant état d’exportations présumées irrégulières de ce minerai stratégique, les autorités de Kinshasa annoncent une vaste campagne de vérification destinée à faire toute la lumière sur sa circulation, son origine et sa traçabilité.
L’opération vise notamment à établir avec précision les circuits empruntés par l’uranium et à vérifier les conditions dans lesquelles ce minerai stratégique serait extrait, transporté et éventuellement exporté. Les autorités entendent ainsi identifier d’éventuelles failles dans le dispositif de contrôle et déterminer les responsabilités, le cas échéant.
Cette démarche intervient alors que la question de la traçabilité des ressources minières demeure au cœur des enjeux de gouvernance du secteur extractif congolais. L’uranium, en raison de son caractère hautement stratégique, ne saurait circuler dans l’ombre, estiment les autorités, qui veulent désormais renforcer les mécanismes de surveillance autour de cette ressource sensible.
À Kinshasa, l’annonce de cette campagne de vérification est perçue comme un signal de fermeté. Il s’agit, pour les pouvoirs publics, de reprendre le contrôle sur la chaîne de circulation de ce minerai et de garantir que toute opération liée à l’uranium s’effectue dans le strict respect des règles nationales et des engagements internationaux de la RDC.
La lumière sera-t-elle enfin faite sur les circuits de l’uranium congolais ? C’est désormais l’enjeu de cette vaste opération annoncée par Kinshasa. Les résultats des vérifications devraient permettre de mieux comprendre l’ampleur du phénomène et, surtout, de savoir comment un minerai aussi stratégique a pu se retrouver au cœur de soupçons d’exportations clandestines.
Guy Yuma G-Y






