Les premières tendances de l’exécution du budget 2026 révèlent un rythme soutenu des dépenses au sommet de l’État. D’après le Plan d’engagement budgétaire (PEB) publié par le ministère du Budget, la Présidence de la République a déjà engagé 1 274 milliards de francs congolais, sur une prévision annuelle de 1 382 milliards de CDF, soit environ 92 % de son enveloppe en seulement six mois.
Comme une horloge lancée à grande vitesse, les dépenses présidentielles ont rapidement consommé l’essentiel des crédits disponibles. Il ne resterait plus qu’environ 107 milliards de francs congolais pour couvrir les besoins de la suite de l’exercice, alors qu’une nouvelle allocation de près de 246 milliards de CDF est annoncée pour le troisième trimestre.
Dans le détail, les fonds engagés par la Présidence concernent plusieurs postes, notamment les rémunérations, les frais de fonctionnement, l’acquisition des biens et matériels, les transferts, les équipements ainsi que certains travaux de construction. Une répartition qui traduit les multiples charges liées au fonctionnement de l’institution présidentielle.
À la Primature, la dynamique est nettement différente. L’institution dirigée par la Première ministre Judith Suminwa dispose d’une enveloppe annuelle de 675 milliards de CDF. Après six mois d’exécution, environ 195 milliards de francs congolais ont été engagés, soit près de 29 % des crédits prévus, laissant encore une marge importante pour la poursuite des activités.
Ces écarts dans le rythme de consommation budgétaire mettent en lumière des réalités différentes dans la gestion des institutions publiques. Alors que la Présidence devra composer avec une enveloppe fortement entamée, la Primature conserve encore des capacités financières importantes pour répondre aux exigences de son programme d’action.
Guy Yuma G-Y






