L’affaire FRIVAO a franchi une nouvelle étape ce lundi avec la comparution de Constant Mutamba devant la Cour de cassation. Poursuivi pour tentative de détournement de deniers publics, l’ancien ministre de la Justice s’est présenté devant la haute juridiction dans une audience particulièrement attendue, où les débats se sont d’abord concentrés sur la régularité de la procédure.
Dès l’ouverture des échanges, le collectif de ses avocats, conduit par le bâtonnier Jean-Paul Kitenge, a soulevé plusieurs exceptions de procédure. La défense estime que son client n’a pas été régulièrement cité à comparaître, une irrégularité qu’elle considère suffisamment grave pour remettre en cause la validité de la poursuite engagée contre lui.
Dans la foulée, les conseils de Constant Mutamba ont sollicité sa comparution à titre conservatoire. Une requête destinée, selon eux, à préserver les droits de la défense durant l’instruction du dossier. Mais la Cour de cassation n’a pas donné une suite favorable à cette demande, ouvrant ainsi un nouvel épisode dans ce feuilleton judiciaire à fort retentissement.
Entre arguments juridiques et batailles procédurales, l’audience a mis en lumière les premiers rapports de force qui marqueront ce procès. Chaque prise de parole a rappelé que, dans cette affaire sensible, la forme pourrait peser autant que le fond, tandis que les regards restent tournés vers les prochaines décisions de la haute juridiction.
Au-delà des joutes judiciaires, ce procès cristallise l’attention de l’opinion publique, tant les enjeux dépassent le seul sort de l’ancien ministre. La suite de la procédure sera déterminante pour établir si les débats resteront cantonnés aux questions de forme ou s’ouvriront enfin sur l’examen des faits reprochés à Constant Mutamba.
Guy Yuma G-Y






