Après avoir tenu tête au Portugal, la RDC défie la Colombie ce mardi 24 juin à 4h, heure de Kinshasa. Dans un groupe K où la Seleção était donnée pour favorite, ce duel d’outsiders vaut déjà une petite finale : le vainqueur prendra une sérieuse option sur les huitièmes.
Ce match peut tout changer : Portugal, l’épouvantail, Ouzbékistan, le novice. Le ticket pour les huitièmes se jouera sans doute entre la Colombie et la RDC, programmé au l’Estadio Akron (Guadalajara). Dépassant donc le simple enjeu des trois points, c’est un baromètre pour la suite du tournoi, et surtout l’espoir d’un exploit historique côté congolais.
Deux styles, une même ambition
La Colombie arrive avec son ADN : football coloré, technique, tourné vers l’offensive. Habituée des phases finales, elle a souvent péché par naïveté tactique dans les grands rendez-vous.
En face, la RDC surfe sur sa renaissance. Après 52 ans d’absence, les Léopards ont surpris le Portugal (1-1) grâce à leur discipline défensive et leurs transitions rapides. Moins de paillettes, mais une résilience et une puissance physique qui peuvent faire mal à n’importe qui.
L’équation du groupe K
Le calcul est simple : le vainqueur de ce match mettra une pression énorme sur le Portugal et prendra une option quasi-décisive pour la qualification. Un nul laisserait les deux équipes en vie mais sous la menace. Une défaite, et la route des huitièmes devient un chemin de croix.
Pour la RDC, une victoire validerait l’exploit contre le Portugal et propulserait le projet de Sébastien Desabre sur la scène mondiale. Pour la Colombie, c’est l’occasion de se racheter après une campagne de qualifs en dents de scie.
Côté congolais, tous les regards sont tournés vers le trident offensif : Yoane Wissa, buteur providentiel contre le Portugal, Cédric Bakambu, revanchard après des mois de critiques, et Meschack Elia, l’éclair de Berne. Mais le danger peut venir de partout : un coup de tête de Chancel Mbemba, une frappe de Samuel Moutoussamy ou une montée d’Arthur Masuaku.
La Colombie, elle, comptera sur Luis Díaz pour dynamiter la défense congolaise et sur James Rodríguez, toujours capable d’un éclair dans les grands matchs.
Plus qu’un simple match de poule, ce Colombie-RDC s’annonce comme un tournant. Le résultat dessinera la hiérarchie du groupe K et dira si les Léopards peuvent continuer à rêver.
B.M.






