Alors que le débat sur une éventuelle révision de la Constitution continue de faire vibrer la sphère politique congolaise, une nouvelle voix s’élève pour appeler à la retenue et au respect des libertés. Le député national Steve Mbikayi est sorti de son silence pour défendre le droit de chaque citoyen et de chaque institution à s’exprimer librement sur une question qui engage l’avenir de la nation.
Réagissant à la récente prise de position de la CENCO, l’ancien ministre de l’Enseignement supérieur et universitaire (ESU) estime que les évêques catholiques sont parfaitement fondés à faire entendre leur voix dans le débat. À ses yeux, leur qualité de citoyens congolais leur confère le droit légitime de se prononcer sur les grandes orientations du pays. « En tant que Congolais, les évêques ont parfaitement le droit d’exprimer leur point de vue », a-t-il déclaré.
Dans le même souffle, Steve Mbikayi rappelle que les élus du peuple disposent eux aussi de prérogatives garanties par la Constitution et les lois de la République. Selon lui, aucune force politique ou sociale ne devrait empêcher les institutions de fonctionner normalement ni les représentants du peuple d’exercer les missions qui leur sont confiées dans le cadre de l’État de droit.
Refusant les tensions inutiles et les discours de rupture, le député national appelle les différentes sensibilités à privilégier la bataille des arguments plutôt que celle des invectives. Pour lui, l’heure n’est ni aux insultes ni à la violence, mais à la confrontation démocratique des idées. « Arguments contre arguments, idées contre idées, marches contre marches. Pas d’injures, pas de violence, pas de casse », a-t-il insisté, comme une invitation à élever le niveau du débat public.
Au bout du compte, Steve Mbikayi estime que la parole ultime appartient au peuple congolais. Dans une démocratie vivante, soutient-il, ce sont les citoyens qui jugent et départagent les différentes visions proposées à la nation. Une conviction qu’il résume par une formule simple mais éloquente : « Les meilleurs arguments l’emportent. » Une manière de rappeler que la force d’une République ne réside pas dans le bruit des passions, mais dans la lumière du dialogue et la puissance des idées.
Guy Yuma G-Y






