À quelques jours de la marche projetée par la Coalition de l’Article 64 (C64) pour le 8 juillet prochain, avec comme point de chute le Palais de la Nation, Augustin Kabuya a lancé un appel aux services de sécurité, les invitant à la vigilance face à ce qu’il présente comme un risque de troubles à l’ordre public.
Le secrétaire général de l’UDPS accuse l’opposition de chercher à provoquer un soulèvement dans la capitale congolaise. Selon lui, les organisateurs de cette mobilisation poursuivraient des objectifs autres que ceux officiellement annoncés. « L’opposition cherche à créer un soulèvement à Kinshasa. Ils ont échoué dans cette mission le 12 juin dernier lors de leur sit-in », a-t-il déclaré.
Poursuivant ses accusations, Augustin Kabuya affirme que des groupes armés de machettes auraient été recrutés pour participer à cette action. Il soutient également que certains individus auraient reçu pour mission de s’attaquer à des représentations diplomatiques situées dans la commune de la Gombe. Des allégations qui, à ce stade, n’ont pas été étayées publiquement par des éléments de preuve indépendants.
« C’est ça, je vous dis la vérité. Ils n’ont pas d’autre mission que de créer un soulèvement à Kinshasa », a insisté le responsable de l’UDPS, réaffirmant ses inquiétudes quant aux intentions qu’il prête aux organisateurs de la manifestation.
Ces déclarations interviennent dans un climat politique marqué par de fortes tensions entre la majorité au pouvoir et certaines forces de l’opposition. À l’approche de cette mobilisation, l’attention reste désormais tournée vers les autorités compétentes, appelées à garantir à la fois le respect des libertés publiques et le maintien de l’ordre dans la capitale.
Guy Yuma G-Y






