Un vent de débat institutionnel souffle sur la République démocratique du Congo. Ce lundi 15 juin 2026, les sénateurs sont appelés à examiner en seconde lecture la proposition de loi portant organisation du référendum, un texte qui pourrait permettre au peuple congolais de se prononcer sur l’avenir de sa Constitution. Une séance qui suscite déjà une vive attention au sein de l’opinion publique.
Alors que les réseaux sociaux bruissent de commentaires et de spéculations, le sénateur Pascal Bitika, questeur adjoint du Sénat, est monté au créneau pour dénoncer ce qu’il considère comme une campagne de manipulation orchestrée contre la Chambre haute du Parlement. Selon lui, de fausses informations sont délibérément propagées dans le but de ternir l’image de cette institution républicaine.
Dans sa communication, l’élu rappelle que les sénateurs ne siègent pas pour modifier directement la Constitution, mais pour examiner un mécanisme juridique qui donnerait la parole au souverain primaire. À travers le référendum, explique-t-il, le peuple serait appelé à exprimer librement sa volonté sur une éventuelle révision ou un éventuel changement de la loi fondamentale du pays.
« Toute Constitution qui ne répond plus aux réalités politiques ainsi qu’aux besoins évolutifs de la population peut faire l’objet d’une modification ou d’un changement », soutient Pascal Bitika. Une déclaration qui remet au centre du débat la capacité des institutions à adapter le cadre juridique national aux mutations de la société et aux exigences de l’époque.
Dans cette dynamique, le Sénat entend exercer pleinement ses prérogatives constitutionnelles. Au-delà des passions et des polémiques, la Chambre haute se présente comme l’un des espaces où s’écrit une partie du destin institutionnel de la nation. Ce lundi, sous les ors du Palais du Peuple, les regards seront tournés vers les sénateurs, tandis que le pays suivra avec attention les contours d’un débat appelé à marquer la vie politique congolaise.
Guy Yuma G-Y






