À l’aéroport national de Beni-Mavivi, dans le Nord-Kivu, les moteurs des avions continuent de rugir, mais le bus habituellement chargé de transporter les passagers vers le pied d’avion est désormais à l’arrêt. Face à la réapparition de la maladie à virus Ebola dans l’est de la République démocratique du Congo, les autorités aéroportuaires ont décidé de renforcer les mesures de prévention afin de barrer la route à toute éventuelle contamination.
Cette décision émane de la Régie des voies aériennes (RVA), qui a officiellement suspendu le transport collectif des voyageurs entre la salle d’attente et les appareils. Désormais, les passagers rejoignent les avions à pied, dans un alignement strict et sous surveillance des agents de sécurité sanitaire.
Pour Sébastien Kandjale, commandant de la RVA à l’aéroport de Beni-Mavivi, cette mesure exceptionnelle vise avant tout à protéger les vies humaines. « Depuis la réapparition de la maladie à virus Ebola, nous avons suspendu le transport collectif des passagers par bus afin d’éviter tout risque de contamination entre les voyageurs et nos agents », a-t-il déclaré.

Dans une atmosphère mêlant vigilance et discipline, chaque passager est désormais tenu de respecter une distanciation physique d’au moins un mètre lors du déplacement vers le tarmac. Une scène inhabituelle qui transforme le couloir aérien de Beni en un espace de prudence sanitaire, où chaque pas devient un rempart contre l’ennemi invisible.
Alors que le spectre d’Ebola continue de raviver les inquiétudes dans la région, les autorités aéroportuaires veulent envoyer un message clair : la prévention reste la meilleure arme pour éviter une nouvelle flambée. À Beni, la lutte contre le virus ne se joue plus seulement dans les centres de santé, mais aussi au pied des avions, là où vigilance et responsabilité collective prennent désormais leur envol.
Guy Yuma G-Y






