À la SCPT, le ton est désormais ferme. Le gouvernement congolais a accordé un ultimatum d’un mois aux occupants des sites appartenant à la SCPT afin qu’ils présentent les preuves attestant la légalité de leur occupation. Cette décision intervient après une descente musclée effectuée sur plusieurs concessions de cette entreprise publique stratégique, au cœur d’une vaste opération de récupération des patrimoines de l’État.
Le ministre des Postes et Télécommunications, dit avoir découvert une situation alarmante marquée par la spoliation de nombreux terrains et immeubles de la SCPT. Face à ce qu’il qualifie d’atteinte grave aux biens publics, le patron du secteur exige que tous les détenteurs de titres fonciers se présentent à son cabinet de travail, situé au troisième niveau de l’immeuble du Gouvernement, Boulevard du 30 Juin, munis de documents probants.

Dans les couloirs administratifs de la capitale congolaise, cette annonce résonne comme un coup de tonnerre. Le ministère prévient que passé ce délai d’un mois, des mesures « urgentes et importantes » seront appliquées pour remettre l’État congolais dans ses droits. Une détermination qui traduit la volonté des autorités de mettre fin à des années d’occupation controversée des biens publics, souvent dénoncée mais rarement combattue avec autant de vigueur.
Cette offensive gouvernementale puise sa légitimité dans les orientations données par le Président de la République lors de la 89e réunion ordinaire du Conseil des ministres. Dans un contexte où la protection du patrimoine public devient un enjeu majeur de gouvernance, l’exécutif congolais semble vouloir imprimer une nouvelle dynamique, entre restauration de l’autorité de l’État et assainissement du secteur foncier.
À travers cette démarche, le gouvernement envoie un signal fort : l’heure de la redevabilité a sonné. Entre espoir de justice foncière et crainte d’éventuelles sanctions, les prochains jours s’annoncent décisifs pour les occupants des sites de la SCPT. Dans la ville-province de , le dossier alimente déjà les débats et ravive la question sensible de la gestion des biens de l’État congolais.
Guy Yuma G-Y






