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RDC : un “bureau de supervision” au ministère de l’Enseignement supérieur et universitaire pour le contrôle de scolarité des finalistes de l’année académique 2025-2026, accusé de prédation financière

Une tempête silencieuse couve au ministère de l’Enseignement supérieur et universitaire. Derrière les murs feutrés de l’administration, des voix s’élèvent pour dénoncer ce qu’elles décrivent comme un système opaque de ponctions financières autour des missions de scolarité. Au centre de la tourmente : un mystérieux “bureau de supervision”, récemment instauré et déjà accusé d’alourdir une machine administrative minée par les soupçons.

Selon plusieurs cadres et agents du ministère, cette structure fonctionnerait sans fondement légal clairement établi. Plus troublant encore, elle ferait doublon avec les équipes officiellement mandatées pour coordonner et suivre les missions sur le terrain. Entre “supervision” et “compilation”, ses attributions semblent se confondre avec celles des services techniques existants, alimentant un climat de méfiance et d’incompréhension.

Mais c’est surtout la question financière qui embrase les esprits. Les dénonciateurs évoquent un prélèvement obligatoire de 8 % sur les fonds alloués aux missions, une retenue supérieure aux 5 % initialement envisagés par le secrétariat général. Rapportée à une enveloppe annuelle estimée entre 2 et 5 millions de dollars, provenant notamment des frais de diplomation, cette pratique suscite de sérieuses inquiétudes quant à la gestion des ressources destinées au fonctionnement du secteur de l’enseignement supérieur.

Sur le terrain, le malaise serait profond. Des agents affirment que ces prélèvements seraient appliqués à répétition, y compris sur des frais déjà versés pour les opérations de terrain. Dans certaines zones sensibles, où les équipes travaillent parfois dans des conditions précaires et risquées, cette situation nourrit un sentiment d’abandon et de colère. À cela s’ajoutent des accusations de rançonnement visant certaines structures religieuses, qui auraient déboursé d’importantes sommes d’argent pour des actes administratifs jamais obtenus.

Le secrétariat général avait, malgré lui, proposé un prélèvement de 5 %, mais le cabinet tenait à imposer les 8 %, alors même qu’un tel prélèvement n’avait jamais existé auparavant.

Face à ce qu’ils qualifient de “prédation injuste”, les lanceurs d’alerte réclament la suppression immédiate du bureau incriminé ainsi que l’ouverture d’une enquête indépendante. Dans les couloirs du ministère, la défiance grandit comme une braise sous la cendre, tandis que l’opinion attend désormais des réponses claires des autorités compétentes.

Rédaction

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