La tension sociale est montée d’un cran ce mercredi au sein de l’entreprise Metalkol, filiale du groupe ERG, où les activités ont été fortement perturbées par un mouvement de grève déclenché par les travailleurs.
Dès les premières heures de la matinée, le site industriel a été plongé dans une quasi-paralysie. Machines à l’arrêt, production suspendue et absence de rotation des engins de transport. Un arrêt de travail qui traduit le malaise profond qui couve depuis plusieurs semaines au sein de cette entreprise stratégique du secteur minier dans la province du Lualaba.

A l’origine de cette mobilisation, les agents dénoncent des conditions salariales qu’ils jugent non conformes aux dispositions légales et conventionnelles.
En ligne de mire, le non-respect du Salaire Minimum Interprofessionnel Garanti (SMIG), ainsi que des engagements contractuels pris par l’employeur.
La délégation syndicale, qui porte la voix des travailleurs, accuse la direction générale et le département des ressources humaines de faire la sourde oreille face aux revendications exprimées à plusieurs reprises.
« ca fait 8 ans que nous n’avons jamais connu des pareils problèmes, avec l’ancienne equipe on s’attandait bien mais cette nou elle equipe ne prenne en compte aucine revédication de travailleurs. Il y a des points sur le quels ont s’etait convenu, ils avaient promis d’appliquer ca dès le mois de mars mais malheureusement ils n’ont rien respecter. »
A rapporter Elie Mbumb
Selon les représentants des agents, cette situation a progressivement détérioré le climat social, rendant inévitable le recours à un mouvement de grève pour se faire entendre.
Avant toute reprise du travail, les travailleurs ont posé des préalables qu’ils jugent non négociables.
Parmi ceux-ci figurent notamment la démission du Directeur Général ainsi qu’une réorganisation en profondeur du service des ressources humaines.
« Nous n’allons pas s’assoier a la table de négociation si le DG et le Directeur des ressources humaines n’ont pas démissionné, a-t-il renchérit.
Ces exigences, selon la délégation syndicale, visent à rétablir un cadre de dialogue social crédible et à garantir de meilleures conditions de travail pour l’ensemble du personnel.
Jusqu’à la mi-journée, aucune communication officielle n’a été faite par la direction de l’entreprise, et les installations sont restées fermées.
Ce silence alimente davantage les inquiétudes quant à l’évolution de la situation.
Sur le terrain, la tension reste palpable. Les travailleurs préviennent qu’en l’absence de réponses concrètes à leurs revendications, le mouvement pourrait se durcir dans les heures ou jours à venir, avec des conséquences potentiellement importantes sur la production.
Kent ILUNGA






