La France hausse le ton face à l’évolution de la situation au Mali. Dans un avis actualisé ce mercredi 29 avril, les autorités françaises appellent leurs ressortissants à quitter le pays “dès que possible”, évoquant un contexte sécuritaire devenu particulièrement instable après les attaques coordonnées survenues le week-end dernier.
Ces violences, qui ont touché plusieurs zones du territoire, y compris la capitale Bamako, marquent un nouveau palier dans la dégradation sécuritaire. Groupes jihadistes et combattants indépendantistes touaregs sont pointés du doigt dans ces offensives simultanées, qui ont ravivé les inquiétudes quant à la capacité des autorités à contenir la menace.
Dans ce climat tendu, Paris recommande à ses ressortissants encore présents sur le sol malien d’organiser un départ temporaire en empruntant les liaisons commerciales encore opérationnelles. Le Quai d’Orsay maintient par ailleurs sa position ferme : toute présence au Mali reste fortement déconseillée, quel qu’en soit le motif.
À Assimi Goïta, chef de la transition, se veut toutefois rassurant. Dans une prise de parole officielle, il a affirmé que la situation était “sous contrôle”, en dépit de la gravité des attaques enregistrées ces derniers jours.
Parmi les faits marquants, la mort du ministre de la Défense, Sadio Camara, illustre la portée de cette nouvelle vague de violences. Un coup dur pour l’appareil sécuritaire malien, déjà confronté à des défis majeurs dans la lutte contre les groupes armés.
ML






