La future Garde minière annoncée en République démocratique du Congo ne sera finalement pas financée directement par un État, a précisé l’Inspection générale des mines (IGM) ce mardi 28 avril dans un communiqué, opérant un net revirement par rapport à sa communication de la veille.
Lundi, l’IGM avait annoncé la création d’une unité paramilitaire de 20 000 agents, dotée d’un budget estimé à 100 millions de dollars américains, financée dans le cadre de « partenariats stratégiques » avec les États-Unis et les Émirats arabes unis. Une annonce rapidement remise en cause.

Dans la matinée de mardi, l’ambassade des États-Unis à Kinshasa a formellement démenti toute implication financière américaine dans ce projet. Dans une note officielle, la représentation diplomatique a indiqué que « le gouvernement des États-Unis ne finance actuellement aucune unité de patrouille ou de garde des mines en République démocratique du Congo », désavouant ainsi les affirmations initiales de l’IGM.
Face à cette prise de position, l’Inspection générale des mines a revu sa communication. Elle précise désormais que les mécanismes de financement envisagés reposent sur des « montages diversifiés associant différents types d’acteurs », sans citer de partenaires étatiques précis. L’institution affirme par ailleurs que les discussions se poursuivent pour la structuration du dispositif.
De son côté, Washington a réaffirmé son engagement à maintenir la coopération avec la RDC à travers l’Accord de partenariat stratégique entre les deux pays. Cet accord est présenté comme un cadre visant à promouvoir « une croissance économique partagée, la stabilité et la prospérité », dans une logique de stabilité à long terme.
Cette séquence de déclarations contradictoires intervient dans un contexte où Kinshasa cherche à renforcer la sécurisation du secteur minier, un pilier stratégique de l’économie nationale, souvent confronté à l’exploitation illégale et aux défis de gouvernance.
À ce stade, aucune précision supplémentaire n’a été apportée par les autorités congolaises sur la forme définitive que prendra le financement de cette future Garde minière.
ML






