Ce fut un mardi 24 avril 1990, soit 36 aujourd’hui que le maréchal Joseph Mobutu annonça avec les larmes aux yeux le tournant du multipartisme cela après 25 ans de règne sans partage.
Devant un monde fou, le maréchal décida seul devant sa conscience de tenter l’expérience du pluralisme politique au Zaïre, avec à la base le principe de la liberté pour chaque citoyen d’adhérer à la formation politique de son choix.
Un discours rempli trop d’émotions ; mais que devient le chef dans tout cela. Le maréchal Joseph Mobutu définiça lui-même son rôle. « Un président au-dessus des partis politiques ».
Multipartismes oui ! Mais le contexte actuel 36 ans après l’ouverture de l’espace démocratique par feu le président Mobutu, le bilan reste mitigé. Le Congo assiste aujourd’hui malheureusement à l’émergence des « petits Mobutu », aujourd’hui appelés autorités morales dans les partis politiques.
Ce nouvel élan ouvrira la porte à la convocation d’un forum national appelé Conférence nationale souveraine organisé de 1990 à 1992. Il avait réunis les représentants de toutes les couches de la population congolaise vivant au pays et à l’étranger, pour trouver des solutions aux problèmes de développement auxquels le zaïre d’alors était confronté.
La date du 24 avril 1990 restera à jamais gravée dans l’histoire politique de la République Démocratique du Congo (à l’époque République du Zaïre). La démocratie congolaise totalise 36 ans jour pour jour ce 24 avril. Pourtant, le pays stagne. À qui la faute ? À Mobutu ou à ses successeurs ? C’est très important que les Congolais se rappellent ce jour du 24 avril. Qui ne sait pas d’où il vient, ne saura jamais où il va, dit-on.
Jude KALOMBO






