Les forces américaines poursuivent simultanément le blocus des ports iraniens, signe d’une stratégie mêlant désescalade conditionnelle et pression continue.
La décision intervient alors que la Maison-Blanche a suspendu le déplacement du vice-président JD Vance au Pakistan, où un second cycle de pourparlers devait s’ouvrir. Téhéran, réticent à poursuivre les discussions, n’a pas encore confirmé sa participation. Selon le porte-parole de son ministère des Affaires étrangères, l’Iran ne s’engagera que s’il estime que les négociations peuvent déboucher sur des résultats tangibles.
La trêve initiale de deux semaines arrivant à échéance mercredi, les perspectives d’un accord apparaissent fragiles. Les deux parties ont d’ores et déjà prévenu qu’elles se tenaient prêtes à reprendre les hostilités en cas d’échec.
Sur le terrain, le bilan humain du conflit continue de s’alourdir : au moins 3 375 morts sont recensés en Iran, plus de 2 290 au Liban, ainsi que 23 victimes en Israël et plusieurs autres dans les États arabes du Golfe. Quinze soldats israéliens ont été tués au Liban, tandis que treize militaires américains ont péri dans la région.
Parallèlement, la tension demeure vive en Iran. Mardi soir, des rassemblements de partisans de la ligne dure ont eu lieu à Téhéran, alors que les discussions semblaient s’enliser.
Ces démonstrations de force interviennent dans un climat de tensions persistantes, tandis que la région reste suspendue à l’issue d’un dialogue encore incertain.
Edouard Tshiama






