Dans un ton à la fois ferme et sans équivoque, le ministre de l’Emploi et Travail a porté à la connaissance de l’opinion publique nationale, des opérateurs économiques ainsi que des partenaires sociaux, la décision du Gouvernement d’engager une action immédiate contre le recours abusif à la main-d’œuvre étrangère en République démocratique du Congo.
Placée sous la haute autorité du Président de la République et sous la coordination de la Première Ministre, cette initiative vise à mettre un terme aux pratiques jugées illégales de certaines entreprises qui, en violation de la législation en vigueur, privilégient des travailleurs expatriés au détriment de l’emploi national.


Le ministère rappelle avec insistance que toute embauche d’un travailleur expatrié sans autorisation préalable constitue une infraction administrative grave, conformément à l’arrêté ministériel n°075/CAB/MIN.ET/FMM/RK/10/2025 du 09 octobre 2025. De même, l’occupation d’emplois réservés aux nationaux par des étrangers demeure strictement interdite, sous peine de sanctions prévues par l’arrêté départemental n°86/001 du 31 mars 1986.
Dans cette dynamique de redressement, une opération nationale de contrôle renforcé et ciblé est désormais déclenchée sans préavis sur toute l’étendue du territoire. Les autorités préviennent que toute irrégularité constatée entraînera des mesures immédiates, allant de l’expulsion administrative à la suspension partielle ou totale des activités des entreprises fautives, sans exclure la mise en cause de la responsabilité de leurs dirigeants.
Enfin, un délai strict de trente (30) jours calendaires est accordé aux employeurs pour se conformer à la réglementation. Passé ce délai, l’État entend faire appliquer avec rigueur et détermination l’ensemble des sanctions prévues par la loi, dans une volonté affirmée de valoriser la main-d’œuvre congolaise et de restaurer l’équilibre du marché de l’emploi.
Guy Yuma G-Y






