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Industrie brassicole : Heineken se retire de la RDC et cède Bralima à ELNA Holdings

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Le groupe néerlandais Heineken tourne une page majeure de son histoire en République démocratique du Congo. Après plusieurs décennies de présence, le géant brassicole a annoncé la cession de sa participation majoritaire dans Bralima à la société mauricienne ELNA Holdings, marquant ainsi un tournant stratégique dans le paysage industriel congolais.

La transaction concerne notamment les trois principales brasseries situées à Kinshasa, Kisangani et Lubumbashi, qui continueront leurs activités sous la houlette du nouvel acquéreur. Environ 731 travailleurs sont concernés par cette transition, qui se veut sans rupture immédiate pour la production et la distribution.

Malgré ce retrait opérationnel, les consommateurs congolais continueront de retrouver sur le marché des marques emblématiques telles que Primus, Turbo King, Mutzig et Legend. Ces produits resteront disponibles grâce à des accords de licence à long terme, permettant à Heineken de maintenir une présence commerciale indirecte dans le pays.

Ce désengagement s’explique en grande partie par l’insécurité persistante dans l’Est du pays. Les installations situées à Bukavu, Goma et Uvira ont été fortement impactées par les conflits armés, une région qui représentait près d’un tiers des activités du groupe en RDC.

À travers cette décision, Heineken amorce un repositionnement stratégique vers un modèle plus localisé, tout en conservant un ancrage commercial sur le marché congolais. Un virage qui redessine les contours de l’industrie brassicole nationale, désormais appelée à évoluer sous de nouvelles dynamiques d’investissement et de gouvernance.

Guy Yuma G-Y

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