A Lubumbashi, la tension monte autour d’un dossier devenu explosif. Dans un contexte national marqué par une vive controverse sur l’éventuel accueil de migrants en provenance des États-Unis, les mouvements citoyens LUCHA (Lutte pour le Changement) et Filimbi passent à l’action.
Dans une correspondance officielle adressée à la mairie et aux autorités compétentes, ces deux organisations annoncent la tenue d’une marche pacifique prévue le 12 avril 2026 à 9h00 dont l’objectif est d’exprimer leur rejet d’un projet attribué au gouvernement congolais, consistant à accueillir sur le territoire national des migrants expulsés des États-Unis.


Depuis plusieurs jours, cette question des migrants en provenance des États-Unis agite l’opinion publique en République démocratique du Congo.
Sur les réseaux sociaux, dans les milieux politiques comme dans la société civile, le sujet suscite des réactions contrastées et passionnées.
Entre inquiétudes, incompréhensions et indignation, le débat s’intensifie et révèle des fractures profondes au sein de la société congolaise.
Pour de nombreux citoyens, cette éventuelle décision du gouvernement soulève des interrogations sur les priorités nationales et la capacité du pays à faire face à ses propres défis internes.
La correspondance, déjà réceptionnée par la mairie, la Police nationale congolaise ainsi que le gouvernorat du Haut-Katanga, précise l’itinéraire, le cortège partira de l’avenue Kimbangu pour chuter devant le gouvernorat.
Les organisateurs insistent sur le caractère strictement pacifique de cette mobilisation et appellent les autorités à en assurer l’encadrement.
Au-delà de la contestation, les mouvements citoyens dressent un constat sévère de la situation actuelle du pays. Chômage massif, insécurité persistante, manque criant d’infrastructures et crises humanitaires figurent parmi les urgences qui, selon eux, devraient mobiliser toute l’attention des dirigeants.
Dans ce contexte, l’accueil de migrants étrangers apparaît, pour ces organisations, comme une décision « déconnectée des réalités nationales ».
Kent Ilunga






