Le chanteur congolais Gims, 39 ans, est au cœur d’une enquête judiciaire en France. Interpellé mercredi dernier par les douanes à son arrivée à l’aéroport de Paris-Charles-de-Gaulle, l’artiste a été placé en garde à vue avant d’être présenté ce vendredi à un juge d’instruction. Celui-ci doit désormais se prononcer sur une éventuelle mise en examen dans le cadre d’une affaire de blanchiment présumé.
Un réseau de blanchiment international
Selon Africa Intelligence, qui a révélé l’affaire, les enquêteurs soupçonnent l’existence d’un vaste réseau de blanchiment impliquant « une myriade de sociétés spécialement constituées dans différents pays pour se jouer de la TVA et autres taxes françaises, faciliter l’émission de fausses factures, blanchir des fonds provenant d’activités illégales et en dissimuler l’origine ».
Cinq anciens trafiquants de drogue franciliens, reconvertis dans la criminalité financière, auraient déjà été mis en cause dans ce dossier.
Les liens avec un projet immobilier au Maroc
Les investigations s’intéressent également à un projet immobilier de luxe promu par Gims à Marrakech, l’une des villes où il réside. Les magistrats cherchent à déterminer si ce projet pourrait être lié aux circuits financiers suspects identifiés par les enquêteurs.
Une affaire à suivre
À ce stade, aucune décision judiciaire définitive n’a encore été prise. La présentation de Gims devant le juge d’instruction marque une étape cruciale : soit une mise en examen sera prononcée, soit l’artiste pourra ressortir libre, éventuellement sous contrôle judiciaire.
Cette affaire, qui mêle célébrité, finance et soupçons de criminalité organisée, promet de retenir l’attention dans les jours à venir.
Bona M.






