La décision a été officialisée le mercredi 25 mars par les instances de l’Alliance des Forces Démocratiques du Congo (AFDC-A), à l’occasion d’une conférence de presse. Elle marque un tournant important au sein du regroupement politique, où les divergences internes s’étaient progressivement accentuées ces derniers mois.
Dans la foulée, Otto Bahizi a été désigné pour assurer la coordination intérimaire du parti et conduire la transition jusqu’à la tenue d’un congrès. Une décision que les frondeurs justifient par la nécessité de restructurer la formation politique dans un contexte de tensions internes, évoquant notamment une gestion jugée opaque.
Selon plusieurs cadres, la direction sortante est également accusée d’un manque de concertation avec les cofondateurs et d’une gestion fortement centralisée. Des griefs jugés incompatibles avec les exigences d’un fonctionnement plus collégial et structuré du parti.
En interne, le malaise couvait depuis plusieurs mois. Plusieurs responsables reprochent à Modeste Bahati Lukwebo d’avoir pris des décisions sans réelle consultation, d’avoir instauré une gouvernance perçue comme opaque et de s’être progressivement éloigné d’une partie des cadres et militants. Certains évoquent même une gestion trop personnalisée de la formation politique.
Cette réorganisation ouvre désormais une nouvelle phase d’incertitude pour l’AFDC-A, dont l’évolution pourrait influencer les équilibres politiques au sein de la majorité en République démocratique du Congo.
ML






