Dans la province du Lualaba, la question des infrastructures rurales demeure un enjeu majeur pour soutenir le développement économique et améliorer l’approvisionnement des centres urbains en produits agricoles.
Dans un territoire où de nombreuses localités restent enclavées, l’amélioration des routes de desserte agricole apparaît comme un levier essentiel pour faciliter la circulation des biens et dynamiser la production locale.
Cette dynamique s’inscrit également dans la vision de développement impulsée au niveau national par le président de la République, Félix Tshisekedi, qui place la modernisation des infrastructures et la relance de l’agriculture au cœur de sa politique de transformation du pays.

Au niveau provincial, cette vision trouve un relais déterminé à travers l’action de la gouverneure du Lualaba, Fifi Masuka Saini.
Engagée dans une politique de développement et de modernisation de sa province, elle multiplie les initiatives visant à désenclaver les zones rurales et à renforcer les capacités de production agricole.
Pour l’autorité provinciale, l’amélioration des routes de desserte agricole constitue un outil essentiel pour soutenir les agriculteurs et favoriser l’essor économique du Lualaba au-delà de son secteur minier.
C’est dans cette optique qu’intervient l’Office des Voiries de Dessertes Agricoles (OVDA), un établissement public créé en 2020 et placé sous la tutelle du Ministère du Développement rural de la République démocratique du Congo, dirigé par le ministre Muhindo Nzangi Butondo.
Sa mission consiste à construire, réhabiliter et entretenir les routes de desserte agricole ainsi que certaines voies d’eau, afin de désenclaver les zones rurales et permettre aux agriculteurs d’écouler plus facilement leurs productions vers les marchés.
Dans le Lualaba, cette mission prend une dimension stratégique.
La province, bien que largement connue pour sa richesse minière, possède également un potentiel agricole important.
Toutefois, l’absence ou la dégradation des infrastructures routières constitue souvent un frein majeur à l’exploitation de ce potentiel.
L’amélioration des routes de desserte agricole vise ainsi à renforcer la connectivité entre les zones de production et les centres urbains, où la demande en produits alimentaires ne cesse de croître.
Sous l’impulsion de sa hiérarchie, le directeur provincial de l’Office des Voiries de Dessertes Agricoles, Taty Makasa, s’emploie à traduire cette vision en actions concrètes à travers plusieurs projets routiers actuellement en cours dans la province.
Parmi les projets en cours figure la réhabilitation d’un tronçon routier d’environ 20 kilomètres réparti sur deux axes distincts.
Le premier segment, long de dix kilomètres, relie les villages de Tshikopo et Mangamanga dans le secteur de Lwilu.
Le second tronçon concerne l’axe reliant Kisote à Kitanika dans le secteur de Lufupa.
Les travaux sont exécutés par l’Office des Routes, tandis que l’Office des Voiries de Dessertes Agricoles assure le rôle de superviseur.
A ce titre, l’institution veille au suivi technique des travaux et à la qualité des infrastructures réalisées.
Ces axes routiers revêtent un caractère particulièrement stratégique pour la desserte agricole de la zone, notamment pour l’acheminement des produits en provenance de Mushimi vers les marchés urbains.
Pour les acteurs du secteur agricole, l’amélioration de ces infrastructures pourrait avoir un impact significatif sur l’économie locale.
En facilitant l’accès aux zones de production, ces routes permettront non seulement de réduire les pertes post-récolte, mais aussi de stimuler les activités agricoles dans les villages environnants.
Malgré des moyens souvent limités, le directeur provincial Taty Makasa poursuit ses efforts pour renforcer la connectivité des territoires ruraux. Une démarche qui s’inscrit dans la volonté plus large des autorités nationales et provinciales de désenclaver les campagnes et de soutenir les producteurs locaux.
A ce terme, le renforcement des routes de desserte agricole pourrait contribuer à réduire la dépendance alimentaire de la province du Lualaba, en facilitant la circulation des produits agricoles et en stimulant la production locale.
Car au-delà des chantiers routiers, l’enjeu est de permettre aux zones rurales de jouer pleinement leur rôle dans l’économie provinciale et garantir un approvisionnement régulier des villes en produits alimentaires.
Kent Ilunga






