Kinshasa a été totalement paralysée ce matin par une grève des chauffeurs de taxis, bus et mini‑bus, laissant des milliers d’habitants incapables de rejoindre leur travail, leur école ou leurs activités quotidiennes. Les artères habituellement saturées de véhicules étaient étrangement désertes, témoignant de l’ampleur de la perturbation.
Cette situation met en lumière les dysfonctionnements flagrants de l’administration de Daniel Bumba, gouverneur de la ville‑province. Depuis son arrivée, plusieurs initiatives pour fluidifier le trafic et réguler le secteur des transports ont été jugées mal préparées, incohérentes et déconnectées des réalités du terrain.
Les mesures imposées récemment aux conducteurs contrôles de permis, vignettes, cartes grises et certificats techniques renforcés ont été perçues comme des charges excessives et arbitraires, sans concertation suffisante avec les associations de transporteurs. La réaction des chauffeurs, cette grève massive, est une conséquence directe de ce manque de dialogue et de vision concrète.
Les habitants, contraints de marcher de longues distances ou d’abandonner leurs déplacements, ont subi les conséquences immédiates de cette gestion inefficace. Les promesses de solutions, comme la mise en place de taxis fluviaux ou des plans de décongestion, peinent à se traduire en résultats tangibles.
La paralysie de ce matin n’est donc pas seulement un coup dur pour la mobilité urbaine : elle illustre une crise de gouvernance et un leadership déconnecté, où la responsabilité de Daniel Bumba est directement engagée. Pour beaucoup, cette grève est un signal fort que la ville ne peut plus supporter une administration incapable de concilier régulation, dialogue et efficacité.
ML






