La Chine est montée au créneau ce lundi pour dénoncer toute tentative d’ingérence étrangère visant le nouveau guide suprême de Iran, Mojtaba Khamenei. La réaction de Pékin intervient dans un climat international tendu autour de la succession au sommet du pouvoir iranien.
Lors d’un point de presse, le porte-parole du ministère chinois des Affaires étrangères, Guo Jiakun, a réaffirmé la position ferme de son pays sur le respect de la souveraineté des États. « La Chine s’oppose à toute ingérence dans les affaires intérieures d’autres pays, sous quelque prétexte que ce soit, et la souveraineté, la sécurité et l’intégrité territoriale de l’Iran doivent être respectées », a-t-il déclaré.
Cette mise au point intervient alors que Israël et les États-Unis ont récemment multiplié les déclarations critiques à l’égard du nouveau dirigeant iranien. Les autorités israéliennes avaient averti que le futur guide suprême pourrait devenir « une cible », tandis que le président américain Donald Trump a estimé que Mojtaba Khamenei « ne tiendra pas longtemps » sans l’aval de Washington.
Face à ces tensions, Pékin insiste sur le caractère strictement interne du processus politique iranien. Selon Guo Jiakun, la nomination de Mojtaba Khamenei relève d’une décision souveraine prise par les autorités iraniennes conformément à la Constitution du pays.
Par cette prise de position, la Chine réaffirme ainsi son attachement au principe de non-ingérence et appelle la communauté internationale à respecter la souveraineté de l’Iran, dans un contexte géopolitique où chaque déclaration pèse lourd sur l’équilibre régional.
Guy Yuma G-Y






