Le deuxième vice-président du Sénat, Modeste Bahati Lukwebo, se retrouverait sur une véritable « chaise éjectable ». Selon plusieurs sources au sein du bureau de la Chambre haute, une motion de défiance serait actuellement en gestation contre lui pour manque de respect présumé envers le Président de la République, Félix Tshisekedi.
Cette initiative interviendrait dans un contexte politique déjà tendu, marqué par la polémique autour du débat sur une éventuelle révision de la Constitution de 2006 en République démocratique du Congo. Lors d’une récente conférence de presse à Kinshasa, Bahati Lukwebo avait affirmé que la RDC « n’a pas un problème de textes, mais d’hommes chargés d’appliquer la Constitution », estimant que le débat sur un changement de la loi fondamentale relevait davantage d’un débat politicien que d’une nécessité institutionnelle.
Ces déclarations ont suscité des réactions dans certains cercles de la majorité présidentielle, notamment au sein de l’Union sacrée de la nation, la coalition au pouvoir soutenant le chef de l’État. Dans les couloirs du Sénat, plusieurs élus évoquent désormais l’éventualité d’une motion visant le leader de l’AFDC-A, qui occupe la fonction stratégique de deuxième vice-président de la Chambre haute.
À l’origine de cette initiative, le sénateur Dany Kabongo assume sa démarche et dénonce des propos qu’il juge inappropriés à l’égard du président de la République, également autorité morale de l’Union sacrée.
« Nous avons trouvé ses propos pas du tout corrects, c’est un manque de respect envers l’autorité morale, qui est lui-même l’initiateur de l’Union sacrée. Parce qu’il parle que c’est un problème d’hommes, lui comme dirigeant, il a fallu qu’il puisse se référer à l’autorité morale qui est le président de la République avant de faire cette déclaration », a-t-il expliqué.
ML






