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Société : les passerelles sur le boulevard Lumumba, dépotoirs et repaires pour individus malintentionnés

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Réputé une voie routière très accidentogène de 25 km, le boulevard Lumumba nécessitait une sécurisation accrue des piétons. Au regard du flux des usagers de la route, aussi bien des conducteurs de véhicules que des piétons.

A l’origine, trois passerelles principales avaient été ouvertes à la circulation piétonne notamment au niveau de la 1ère, 7e et 13e rue dans la commune de Limete. En raison de la dangerosité et de la forte densité du trafic, un projet additionnel s’est matérialisé à la faveur de l’installation de huit nouvelles passerelles au niveau des zones densément peuplées : Masina, Ndjili et Kimbaseke, dans le but de réduire sensiblement les accidents et fluidifier le trafic sur l’un des axes les plus dangereux de la capitale.

A l’heure qu’il est, force est de constater qu’elles sont devenues des structures fantômes, repaires pour individus malintentionnés.
Délaissées, mal entretenues, parfois envahies par les vendeurs ambulants ou transformées en dépotoirs, ces passerelles ne remplissent plus leur fonction première : protéger les piétons face au flot incessant de véhicules.

Conséquence : chaque jour, des centaines de Kinois se risquent à traverser directement la chaussée, au mépris du danger. Les scènes sont familières : enfants en uniforme scolaire courant entre les véhicules, femmes chargées de marchandises slalomant entre des automobiles, vieillards hésitant au milieu du trafic. La traversée devient une épreuve, une mise en péril quotidienne.

Les autorités municipales, souvent promptes à lancer des opérations de « salubrité » ou de « discipline urbaine », semblent avoir relégué ces passerelles au rang d’ornements inutiles. Pourtant, leur abandon illustre une contradiction criante : on construit pour montrer, mais on n’entretient pas pour protéger.

Au-delà de l’anecdote urbaine, c’est une question de gouvernance et de respect de la vie humaine qui se pose. Le boulevard Lumumba, artère vitale de la capitale, est aussi le théâtre d’une insécurité routière banalisée. Les passerelles délaissées deviennent le symbole d’un État qui érige des infrastructures sans en garantir l’usage, laissant les citoyens livrés à eux-mêmes dans un chaos quotidien.

Présentement, elles incarnent l’échec d’une gouvernance urbaine qui érige sans maintenir, qui promet sans garantir. Elles posent une question brûlante : à quoi sert de bâtir des ponts si l’on laisse les gens mourir en traversant la route ?

B.M.

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