Le ministère des Mines a annoncé, mercredi 4 mars 2026, la survenue d’un éboulement d’une extrême gravité sur les sites miniers artisanaux de Rubaya, dans le territoire de Masisi (Nord-Kivu). Le drame, provoqué par des pluies diluviennes, a enseveli plusieurs galeries, causant un lourd bilan humain. Selon le communiqué officiel, le bilan provisoire fait état de plus de 200 morts, dont environ 70 enfants mineurs. De nombreux blessés ont été évacués vers les structures sanitaires de Goma.
Le ministère précise que la zone est actuellement sous occupation de la rébellion AFC/M23, ce qui complique considérablement les opérations de secours. L’absence du Service d’assistance et d’encadrement des mines artisanales et à petite échelle (SAEMAPE), empêché d’y opérer en raison de la situation sécuritaire, aurait privé les exploitants de l’encadrement nécessaire en matière de sécurité.
Le Gouvernement rappelle que le site minier de Rubaya avait été reclassé en « zone rouge » par arrêté ministériel en février 2025, statut prorogé en novembre 2025. Cette classification, conforme aux normes du mécanisme régional de certification de la CIRGL et aux recommandations de l’OCDE, interdit formellement toute exploitation et commercialisation des minerais issus de cette zone en raison des risques sécuritaires et des violations des droits humains. Malgré cette interdiction, l’exploitation artisanale s’y est poursuivie dans des conditions précaires.
Face à cette tragédie, le ministère des Mines annonce un suivi humanitaire via sa division délocalisée à Beni, un appel à la restauration de l’autorité de l’État afin de mettre fin à l’exploitation illégale et dangereuse des ressources, ainsi qu’un engagement de transparence avec des mises à jour régulières au fur et à mesure de l’identification des victimes.
Le ministère présente, au nom du Gouvernement, ses condoléances les plus sincères aux familles endeuillées ainsi qu’à l’ensemble de la Nation. Ce nouveau drame relance le débat sur la sécurisation des sites miniers artisanaux dans les zones en conflit et sur la protection des populations civiles, particulièrement vulnérables dans l’est de la RDC.
ML






