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Nord-Kivu : quand les cérémonies ancestrales semblent précéder la chute des cadres de l’AFC/M23

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Entre fin décembre 2025 et le 6 janvier 2026, le cimetière de la Gombe a été le théâtre de cérémonies ancestrales rassemblant plusieurs chefs coutumiers. L’objectif : invoquer les aïeux pour protéger le Président de la République, Félix Tshisekedi, les Forces armées de la République démocratique du Congo (FARDC) et les Wazalendo engagés sur les lignes de front contre l’agression rwandaise.

Au centre de ces veillées spirituelles, le chef de groupement de Kimwenza-Matadi Mayo, Blanchard Ipipo, a prononcé une prière solennelle, implorant les ancêtres de veiller sur la République et d’écarter tous ceux qu’il qualifiait de « fils égarés » ayant pris les armes contre leur propre nation.

Quelques semaines plus tard, le terrain a semblé donner raison à ces paroles. Après la mort de Magloire Paluku, un autre cadre rebelle a été neutralisé : le colonel Willy Ngoma, porte-parole de l’Alliance Fleuve Congo (AFC/M23), mouvement accusé par Kinshasa d’être soutenu par Kigali pour déstabiliser le régime.

Pour les acteurs coutumiers, ces pertes successives sont perçues comme un écho aux invocations formulées lors des cérémonies, renforçant la conviction que les chefs traditionnels restent des relais spirituels dans la défense du pays.

Selon des sources sécuritaires, Willy Ngoma aurait été tué lors de frappes ciblées de drones attribuées aux FARDC dans la localité de Rubaya, au Nord-Kivu, dans l’est de la République démocratique du Congo, aujourd’hui l’un des principaux foyers des affrontements armés.

Guy Yuma G-Y

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