À Kinshasa, le phénomène de la mendicité prend de l’ampleur, transformant certaines rues et espaces publics en lieux où la précarité se montre au grand jour. Dans les communes de Bandalungwa, Kasa-Vubu, lemba et sur l’avenue huilerie, la présence de mendiants est devenue quasi quotidienne, notamment devant les buvettes, terrasses et commerces populaires.
Chaque jour, des hommes, des femmes et parfois des enfants sollicitent la générosité des passants. Cette situation crée un double problème, elle compromet la sécurité et la circulation dans les grandes artères et perturbe l’activité économique des commerçants, dont les clients se sentent dérangés ou intimidés.

La mendicité reflète un problème social profond. Elle met en évidence le manque de dispositifs d’accompagnement pour les personnes vulnérables, l’absence de programmes d’insertion et la faiblesse des services sociaux capables de prendre en charge ces citoyens en détresse.
Les autorités locales et provinciales sont interpellées pour agir rapidement et de manière structurée, encadrer les personnes vulnérables, mettre en place des programmes d’insertion sociale et assurer la sécurité et la tranquillité des quartiers.
À Kinshasa, la mendicité se manifeste de différentes façons. On rencontre des personnes vivant avec un handicap, souvent malvoyantes ou en fauteuil roulant, qui sollicitent l’aide des passants, parfois avec de jeunes enfants. D’autres se font passer pour malades, exhibant des médicaments ou prétendant soigner leurs enfants. Des enfants sont eux-mêmes utilisés pour mendier, tandis que certains adolescents développent des stratégies plus subtiles, comme flatter les passants avant de demander de l’argent. Enfin, certains jeunes hommes et femmes, bien habillés et polis, se présentent comme des personnes ordinaires dans le besoin, utilisant charme et langage soigné pour obtenir la générosité des passants.
Kinshasa, ville cosmopolite et en pleine expansion, ne peut continuer à tolérer la banalisation de la mendicité. Au-delà de la simple gestion du phénomène, il est crucial d’agir sur ses causes sociales, de soutenir les familles en détresse et de redonner à la ville un visage sécurisé et ordonné.
ML






