La Société nationale d’électricité (SNEL SA) a réagi promptement face à une situation qui menaçait une partie des localités du Haut-Katanga.
A travers un communiqué, l’entreprise informe sa clientèle et l’opinion nationale que, suite à l’interruption de l’alimentation en électricité dans les centres transfrontaliers de Pweto, Sakania, Kasenga et Mokambo, elle vient de les doter d’équipements autonomes des groupes électrogènes de 715 kVA chacun afin d’assurer une indépendance totale vis-à-vis de la production étrangère.

Par cet acte, la SNEL rassure ses abonnés ainsi que l’opinion nationale de sa volonté d’assumer pleinement la mission qui lui est confiée par l’État : garantir l’accès à l’électricité sur l’ensemble du territoire.
Pour la petite histoire, l’entreprise zambienne ZESCO avait entamé une suspension de la fourniture d’électricité vers les zones de Sakania, Pweto et Kasenga. En cause : un contentieux contractuel et financier qui dure depuis plus de six ans.
Cette fermeté de la part de la Zambie s’explique également par la crise énergétique domestique que traverse le pays. Avec des niveaux de production hydroélectrique historiquement bas, Lusaka ne peut plus se permettre de « tolérer » des livraisons de courant hors cadre contractuel strict ou sans garantie de paiement immédiat.
En dotant les centres transfrontaliers du Haut-Katanga de groupes électrogènes puissants et autonomes, la SNEL envoie un signal fort : celui d’une entreprise résolument engagée à réduire la dépendance énergétique extérieure et à garantir la continuité du service public.
B.M.






