Dans le Haut-Katanga, une récente décision du chef de division de la Fonction publique suscite une vive polémique et divise les agents administratifs.
Selon une note de service publiée à la fin de la semaine dernière, le chef de division, se référant au décret-loi N°117/2002 du 3 octobre 2002 portant code de bonne conduite des agents publics de l’État, a fixé certaines règles à observer par les fonctionnaires.
Toutefois, une mesure en particulier a attiré l’attention et provoqué une contestation, il s’agit de l’interdiction stricte pour les femmes de porter des pantalons, des jupes courtes, des bodies ou tout autre vêtement jugé « sexy » sur le lieu de travail, c’est-à-dire dans l’enceinte des administrations publiques.
La note précise que tout contrevenant s’expose à des sanctions sévères, pouvant aller jusqu’à la révocation.
Cette directive ne fait pas l’unanimité au sein de l’administration.
Plusieurs femmes interrogées critiquent cette mesure, la jugeant inadaptée et non conforme à la loi.
Une source anonyme a confié à bosolo.info :
« Il est inadmissible de menacer de révocation une femme pour sa tenue. Il serait plus judicieux de rappeler simplement aux agents de s’habiller décemment, ce que nous faisons depuis des années. Nulle part dans la loi il n’est écrit que de telles dispositions doivent être imposées. »
Pour autant, l’approche suscite un certain soutien dans l’opinion publique.
Certains estiment qu’une femme travaillant dans l’administration doit adopter une tenue appropriée pour donner l’exemple et refléter l’image de l’État, d’autant plus à l’approche du mois consacré aux droits de la femme.
Cette controverse illustre les tensions persistantes autour du code vestimentaire et de la discipline dans la fonction publique, et interroge sur l’équilibre entre normes professionnelles et respect des libertés individuelles.
Kent Ilunga






