La République démocratique du Congo retient son souffle. Le 31 mars, les Léopards joueront un match qui peut changer l’histoire : un barrage intercontinental contre la Nouvelle-Calédonie ou la Jamaïque, ultime obstacle avant la phase finale de la Coupe du monde 2026.
Partout où se trouvent les Congolais, l’attente est la même : voir le drapeau de la RDC flotter parmi les grandes nations du football mondial. Après avoir éliminé le Nigeria en barrages africains, les hommes de Sébastien Desabre savent qu’ils portent bien plus qu’un maillot : ils portent l’espérance d’un peuple.
La préparation est minutieuse. Un match amical contre les Bermudes, le 25 mars à Guadalajara, servira de répétition générale avant le grand rendez-vous. Mais c’est le 31 mars que tout se jouera. Une victoire, et la RDC rejoindra le groupe K du Mondial, face au Portugal de Cristiano Ronaldo, à la Colombie et à l’Ouzbékistan. Une défaite, et le rêve s’éteindra, laissant derrière lui une frustration immense.
Pour les Congolais, ce barrage n’est pas seulement un match de football. C’est une revanche sur l’histoire, une affirmation de dignité, une manière de dire au monde que la RDC existe aussi par ses victoires. Dans les stades, les bars, les maisons, on se prépare déjà à vibrer, à prier, à chanter. Les Léopards ne seront pas seuls : derrière eux, il y aura des millions de voix, des millions de cœurs battant à l’unisson.
Le 31 mars, ce sera plus qu’un match. Ce sera un rendez-vous avec l’histoire. Et les Léopards savent qu’ils n’ont pas le droit de laisser passer cette chance.
B.M.






