Le boxeur français d’origine congolaise Tony Yoka (33 ans) séjourne pour la première fois à Kinshasa, accompagné de son père Victor Yoka. Reçu jeudi 11 février sur Bosolo Télévision par le journaliste Israël Mutombo, le champion olympique n’a pas éludé le sujet brûlant : une revanche contre Martin Bakole, qu’il souhaite organiser dans la seconde moitié de 2026 dans la capitale congolaise.

Confiant et déterminé, Yoka promet un combat « historique », à la hauteur du mythique duel The Rumble in the Jungle qui avait opposé Muhammad Ali à George Foreman en 1974 à Kinshasa. Inspiré dès l’enfance par Ali, le natif de Paris totalise 120 combats, dont 20 chez les professionnels, pour trois défaites, parmi lesquelles celle concédée face à Bakole il y a quatre ans.
Revenant sur cet échec, Yoka évoque un contexte personnel difficile : blessure au nez à l’entraînement et période de divorce. « Je n’étais pas à 100 % de mes capacités », admet-il. Mais aujourd’hui, assure-t-il, les conditions ont changé. Plus massif 125 kg contre 108 kg lors de leur premier affrontement, il se dit prêt à renverser la tendance.

Le ton se veut offensif. « Cette fois-ci, je vais le terrasser par K.O. », promet-il, estimant que Bakole, qu’il reconnaît « bon boxeur », ne peut se comparer à lui en termes de palmarès. Champion olympique, Yoka rappelle que cet exploit le place dans la lignée des grandes figures de la boxe mondiale.
Au-delà du ring, le pugiliste revendique son attachement à la République démocratique du Congo. Il affirme avoir soutenu sans condition les Léopards lors de la CAN 2025 et dit vouloir offrir au public congolais un grand rendez-vous sportif. Reconnaissant pour l’accueil reçu à Kinshasa, il a salué l’accompagnement des autorités sportives, notamment du ministre Didier Budimbu, et assure poursuivre sa préparation avec rigueur pour écrire une nouvelle page de sa carrière.
B.M






