C’est un atterrissage qui n’est pas passé inaperçu. La cheffe de la Mission des Nations Unies pour la stabilisation en RDC (MONUSCO) a foulé le sol de Goma ce jeudi 12 février, mettant fin à plusieurs semaines d’interruption de l’accès aérien à la capitale provinciale du Nord-Kivu, suspendu depuis janvier 2025. Un déplacement à forte portée symbolique dans une région sous tension.
Cette reprise des vols vers Goma intervient dans un contexte sécuritaire encore fragile à l’Est du pays. Pour de nombreux observateurs, ce retour par voie aérienne traduit une volonté claire de relancer la dynamique diplomatique et opérationnelle autour du processus de paix en cours.

Selon des sources onusiennes, cette mission fait suite à des consultations avec les autorités congolaises. Elle vise à renforcer la coordination entre les différents acteurs engagés dans la stabilisation et à consolider les engagements pris dans le cadre du cessez-le-feu.
Sur le terrain, la responsable de la MONUSCO devrait évaluer la situation sécuritaire et soutenir la mise en œuvre effective du mécanisme de suivi et de vérification du cessez-le-feu. Ce dispositif est perçu comme un levier essentiel pour éviter une nouvelle escalade des violences dans une région régulièrement secouée par des affrontements armés.
Dans une province où les civils continuent de subir les conséquences des conflits, cette visite envoie un message politique fort. Entre diplomatie active et pression sécuritaire, les Nations Unies réaffirment leur engagement aux côtés de la RDC pour une stabilisation durable de l’Est du pays.
Guy Yuma G-Y






